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L'atelier Franck Michel

Serge CHARCHOUNE

Les oeuvres de 

Serge CHARCHOUNE

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Né en 1888 à Bougolma, RUSSIE

Décédé en 1975 à Villeneuve-Saint-Georges, FRANCE


Né le 4 octobre 1888 à Bougolma, dans l’Empire russe, Serge Ivanovitch Charchoune grandit dans un contexte culturel marqué par les tensions et les transformations du monde russe de la fin du XIXe siècle. Il suit d’abord une formation en Russie avant de quitter son pays en 1912pour s’installer à Paris, alors capitale artistique mondiale et foyer des grandes avant-gardes.

À son arrivée, il fréquente l’Académie de la Palette, où il découvre les recherches du cubisme auprès de Jean Metzingeret Henri Le Fauconnier. Cette période est décisive : Charchoune s’imprègne des innovations plastiques de son temps, mais refuse très tôt toute adhésion stricte à une école. Son œuvre se construit déjà dans une logique d’indépendance, de circulation et de métamorphose.

Au moment de la Première Guerre mondiale, il quitte la France et se réfugie à Barcelone, où il rejoint un milieu artistique particulièrement fertile. Il y fréquente notamment Francis Picabia, Albert Gleizes et Marie Laurencin, et développe une peinture influencée par le cubisme, mais enrichie d’un goût pour le décoratif, le rythme et l’ornement. Il qualifie lui-même certaines de ses recherches de « cubisme ornemental », révélant déjà sa volonté de faire dialoguer structure géométrique et souplesse poétique.

De retour à Paris après la guerre, Charchoune participe brièvement à l’aventure Dada. Il fréquente les cercles de Tristan Tzara et de l’avant-garde parisienne, et publie en 1921 le poème Foule immobile, ouvrage emblématique de son dialogue entre écriture, expérimentation et peinture. Mais là encore, il reste un artiste indépendant : il traverse Dada sans s’y fixer, préférant élaborer une œuvre intérieure, fondée sur le rythme, la vibration et la liberté de l’espace pictural.

Au cours des années 1920 et 1930, son langage se transforme. Il s’éloigne progressivement des avant-gardes militantes pour construire une peinture plus silencieuse, plus subtile, oscillant entre natures mortes, compositions abstraites, objets dissous, paysages intériorisés et formes flottantes. Son rapport à la peinture devient de plus en plus proche de la musique : les formes apparaissent, se répondent, se dissipent, comme dans une partition.

Cette singularité se confirme dans les décennies suivantes. À partir des années 1940 et 1950, Serge Charchoune développe une œuvre d’une grande liberté, où l’objet semble parfois émerger d’un tissu de lignes, de masses et de vibrations colorées avant de s’y fondre à nouveau. Son travail ne se laisse jamais enfermer dans l’alternative entre figuration et abstraction : il se situe précisément dans cet entre-deux, dans cette zone flottante où la peinture devient mémoire, suggestion, rythme et présence.

Longtemps demeuré plus discret que certains de ses contemporains, Serge Charchoune apparaît aujourd’hui comme une figure essentielle de la modernité européenne, à la croisée du cubisme, de Dada, du purisme et de l’abstraction poétique. Il meurt le 2 novembre 1975 à Villeneuve-Saint-Georges, en France, laissant une œuvre rare, subtile et de plus en plus recherchée pour son originalité et son raffinement.

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Serge CHARCHOUNE

peintre

Serge Charchoune (1888–1975) est une figure singulière des avant-gardes européennes du XXe siècle. D’origine russe, installé à Paris dès 1912, il traverse le cubisme, Dada, le purisme et l’abstraction tout en conservant un langage profondément personnel. Son œuvre, libre, poétique et musicale, occupe une place à part dans l’histoire de l’École de Paris et de la modernité européenne.

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