

Né en 1940 à Paris, FRANCE
Décédé en 2012 à Monaco, MONTE-CARLO
Jean-Claude Farhi passe une partie de son enfance à Bogota, avant de s’installer à Nice en 1957. Il y suit des cours de dessin aux Arts décoratifs de Nice, dans un contexte artistique particulièrement stimulant, marqué par l’émergence de ce qui deviendra l’École de Nice. Il fréquente alors plusieurs figures majeures de cette scène, notamment Ben, Gilli Alocco, Malaval, ainsi que les Nouveaux Réalistes comme Arman et Martial Raysse, qui l’introduisent au critique d’art Pierre Restany.
Après son service militaire entre 1960 et 1962, dont une partie en Algérie, il reprend sa recherche plastique et commence à affirmer un vocabulaire personnel. Au milieu des années 1960, il réalise ses premiers “Motorcolors”, puis expérimente différents matériaux industriels. Très tôt, Farhi se détourne d’une sculpture descriptive ou narrative pour privilégier une approche fondée sur la structure, la ligne, la géométrie et l’occupation de l’espace.
À partir de 1968, un tournant décisif s’opère : il présente son travail à la Galerie Iris Clert à Paris et se consacre plus largement aux sculptures en plexiglas. Ce matériau devient central dans son œuvre. Il lui permet de développer un langage visuel fondé sur la transparence, la lumière, les plans nets et des volumes d’une grande précision : colonnes, disques, stèles, prismes ou structures dites à “géométrie variable”. Ces œuvres, à la fois minimales et monumentales, installent Farhi dans une voie singulière au sein de la sculpture contemporaine française.
Dans les décennies suivantes, il poursuit cette recherche en élargissant son vocabulaire formel à des œuvres de plus en plus ambitieuses, souvent pensées pour l’espace public ou architectural. À partir des années 1990, il travaille également des sculptures d’extérieur en acier brut ou en acier corten, qui conservent la pureté de ses formes tout en affirmant davantage leur puissance constructive et leur présence monumentale. Son œuvre se situe ainsi à la croisée de l’abstraction construite, du minimalisme, de la sculpture environnementale et d’une sensibilité profondément liée à la lumière méditerranéenne.
Jean-Claude Farhi développe tout au long de sa carrière une œuvre exigeante, immédiatement reconnaissable, où le vide, la tension des lignes, l’élan vertical et la relation au lieu jouent un rôle essentiel. Son travail demeure aujourd’hui une référence importante de la sculpture abstraite française de la seconde moitié du XXe siècle, en particulier dans l’histoire artistique de Nice et de sa région.
Jean-Claude FARHI
Sculpteur
Jean-Claude Farhi (Paris, 11 février 1940 – Monaco, 7 septembre 2012) est un sculpteur français associé à la scène de l’École de Nice. Son œuvre se distingue par une recherche constante autour de la forme pure, de la transparence, du volume et de la monumentalité. Travaillant successivement le plexiglas, le métal puis l’acier, il développe un langage sculptural rigoureux et sensuel, où l’œuvre dialogue avec la lumière, l’espace et l’architecture.




