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L'atelier Franck Michel

Gérard SCHNEIDER

Les oeuvres de 

Gérard SCHNEIDER

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Né le 28 avril 1896 à Sainte-Croix, en Suisse, Gérard Schneider grandit à Neuchâtel dans un environnement sensible aux arts. Très tôt attiré par la peinture, il s’installe à Paris en 1916 pour poursuivre sa formation artistique. Il étudie à l’École nationale des arts décoratifs, puis entre à l’École des beaux-arts en 1918, dans l’atelier de Fernand Cormon, où il approfondit une pratique encore marquée par la tradition académique.

Ses premières années de création sont figuratives et témoignent d’un intérêt pour les grands maîtres de la peinture occidentale, notamment les primitifs italiens, l’art religieux, puis le cubisme et certaines formes de stylisation moderne. À partir des années 1940, sa peinture évolue profondément : Schneider abandonne progressivement la figuration pour s’orienter vers une abstraction de plus en plus libre, expressive et intérieure. Cette mutation le place parmi les artistes qui participent à la naissance de l’abstraction lyrique, aux côtés de Hans Hartung, Georges Mathieu, Pierre Soulages ou encore Gérard Schneider lui-même comme figure essentielle du renouveau pictural d’après-guerre.

Dès la fin des années 1940, il affirme un langage très personnel : formes noires incisives, jaillissements colorés, rythmes nerveux, contrastes dynamiques et vastes respirations picturales. Son geste n’est jamais pure improvisation : il repose sur une composition extrêmement maîtrisée, où la couleur et la ligne s’équilibrent dans une tension dramatique. Schneider cherche moins à représenter le monde qu’à traduire une énergie intérieure, une intensité presque musicale ou spirituelle.

Les années 1950 et 1960 constituent le sommet de sa carrière. Il expose dans les grandes galeries de Paris, New York, Cologne, Milan ou Tokyo, participe aux grandes manifestations internationales et s’impose comme l’un des peintres abstraits les plus reconnus de son temps. Son œuvre est alors largement diffusée sur la scène internationale, notamment aux États-Unis et en Europe.

Son travail se caractérise aussi par la série des “Opus”, titres qui évoquent clairement une parenté avec la musique. Chaque toile semble pensée comme une partition visuelle : attaques, silences, accélérations, intensités, reprises. Cette dimension rythmique est centrale chez Schneider, qui fait de la peinture un espace d’élan et de résonance.

Jusqu’à la fin de sa vie, il poursuit une œuvre exigeante, fidèle à cette abstraction gestuelle et lyrique qui a fait sa renommée. Il meurt à Paris en 1986, laissant une œuvre aujourd’hui conservée dans d’importantes collections publiques internationales et reconnue comme l’une des expressions majeures de la peinture abstraite d’après-guerre.

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Gérard SCHNEIDER

Peinture

Gérard Schneider (1896–1986) est l’un des grands représentants de l’abstraction lyrique et de la Seconde École de Paris. D’origine suisse, installé à Paris dès les années 1910, il développe après la Seconde Guerre mondiale une peinture gestuelle, énergique et libre, fondée sur la tension du trait, la vibration de la couleur et la spontanéité du mouvement. Son œuvre occupe une place majeure dans l’histoire de l’abstraction européenne d’après-guerre.

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