
Né en 1904 à Leipzig, Hans Hartung s’oriente très tôt vers la peinture abstraite, influencé par l’expressionnisme allemand et les avant-gardes européennes. Il s’installe en France dans les années 1930, fuyant le régime nazi, et adopte la nationalité française en 1946.
Engagé dans la Légion étrangère pendant la Seconde Guerre mondiale, il est gravement blessé et amputé d’une jambe en 1944. Cette expérience marque profondément son œuvre, dans laquelle l’énergie du geste devient essentielle.
Après-guerre, Hartung s’impose comme l’un des chefs de file de l’abstraction lyrique, aux côtés de Gérard Schneider et Pierre Soulages. Sa peinture se caractérise par des signes nerveux, des griffures et des tracés rapides, souvent réalisés à l’aide d’outils non conventionnels (branches, balais, pulvérisateurs).
Installé à Antibes à partir des années 1970, il développe une production plus libre, explorant la couleur, la lumière et des techniques expérimentales. Il y construit également sa villa-atelier, aujourd’hui la Fondation Hartung-Bergman.
Il meurt en 1989 à Antibes, laissant une œuvre considérable et internationale.
Hans HARTUNG
Peinture
Peintre majeur de l’abstraction lyrique, Hans Hartung est reconnu pour ses compositions gestuelles, dynamiques et spontanées. Son œuvre, entre énergie et rigueur, joue sur la tension entre hasard et maîtrise, faisant de lui une figure centrale de l’art européen d’après-guerre.

