François Nasica

Né le 26 décembre 1964 à Nice, François Nasica découvre très tôt la musique et notamment le jazz, puis la peinture, grâce à une mère chanteuse qui l’amène souvent dans les ateliers de ses amis peintres ou galeristes.

Bien que montrant déjà des dons pour le dessin, il s’oriente vers la musique : dès l’âge de 7 ans et durant quelques années, il étudie le piano plus ou moins assidûment. Suivra ensuite une adolescence très chaotique
À 19 ans, il s’intéresse de plus prés au dessin puis à la peinture, qui deviennent pour lui une forme d’exutoire. Tout d’abord autodidacte, il fait, en 1987, la rencontre du peintre niçois Gilardi, dans l’atelier duquel il étudie les arts graphiques durant 2 ans.
Il se passionne pour l’art pariétal, l’art primitif et surtout les dessins d’enfant qui représentent, selon lui, le langage universel de l’art. Il fréquente les musées, les vernissages, étudie l’histoire de la peinture au travers des nombreux livres qu’il dévore.
Même si son œuvre à cette époque reste encore d’influence classique, on y décèle déjà un style très personnel.

A 25 ans, il réalise sa première exposition à la galerie 11 de Saint Paul de Vence. Il se met à fréquenter les premiers squats d’artistes qui se créent à Nice au début des années 90, fait la connaissance d’autres peintres, de poètes, de musiciens. C’est à leur contact qu’il découvre une autre forme de peinture, la performance. Pour lui, cette peinture « en live » devant un public, le plus souvent en même temps que des concerts, rejoint sa théorie que l’art appartient à tout le monde, qu’il n’est pas sacré. Son style s’est affirmé : il réalise d’abord une esquisse de personnages à la bombe de toutes les couleurs, puis un soulignement à l’encre noire. Une synthèse du street art, de la figuration libre des années 80 parsemé de références musicales.
Entre 1992 et 1996, il réalise une cinquantaine de performance « live » en public, en particulier avec l’Association des Artistes Libres du 26 Octobre, qu’il a créé en 1993 avec d’autres artistes plasticiens. Il participera également à plusieurs expositions. La plupart des œuvres de ces premières années appartiennent à des collections privées.

En 1997, fréquentant de plus en plus de musiciens, il interrompt son activité de peintre pour retrouver pour quelques années la musique, en tant que pianiste, mais aussi comme auteur compositeur interprète. Il donne de très nombreux concerts avec différents groupes de ska, signe même un contrat chez Mercury/Universal avec le groupe Alerte à Skalibu et réalise un album personnel »Intérieur Nuit », dont un des titres, »Monsieur Chet » écrit en hommage au trompettiste Chet Baker obtient en 2003 le Prix Musique en Ligne de l’Adami.

Depuis 2005, Il se consacre entièrement à la peinture. Une longue exploration de l’art pictural, avec un grand détour par la musique, pour aboutir au travail d’aujourd’hui : un univers construit, très coloré et très chargé, très gai et, au final, très « sud », où l’on retrouve un personnage récurrent de chien rose, avec des coeurs, des fleurs, des palmiers et des soleils, des phrases en anglais … Une peinture qui swingue !